Passionné et discret, Adam Ouorou ne possède pas de page Wikipédia à son nom,  ni de page internet personnelle et est peu présent sur les réseaux sociaux… Mais un algorithme d’optimisation, fruit de ses recherches chez Orange Labs,  porte son nom depuis 2017 !

Au fil d’une conversation qui nous emmène du Bénin à Paris, en passant par Grenoble et Clermont-Ferrand, ce mathématicien passionné d’aéronautique revient sur son parcours en recherche opérationnelle, une discipline à cheval entre les mathématiques et l’informatique.

Avec générosité et un certain sens de l’humour, il revient sur son enfance à Parakou (deuxième ville la plus importante du Bénin), ses premières années universitaires à Dakar (Sénégal), son désir premier de devenir pilote d’avion, puis son arrivée en France après la maîtrise grâce au soutien de son frère aîné. Attiré par les mathématiques appliquées, il obtient un DEA de recherche opérationnelle à l’Université de Grenoble et soutient une thèse sur la décomposition proximale (liée aux problèmes de routage d’un réseau de télécommunication) à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.

Il intègre rapidement Orange Labs, pour qui il travaille  à présent depuis une quinzaine d’années. D’un tempérament calme et observateur, Adam Ouorou explique les différentes temporalités de la recherche lorsqu’elle s’exerce dans le secteur privé ou encore l’organisation des équipes. Grâce à la chronique « Médiation scientifique » d’Adrien Rossille qui s’intéresse cette fois à la théorie des graphes, le mathématicien revient aussi sur les recherches qu’il a conduites sur le déploiement de la fibre optique.

Attaché à son pays d’origine et désireux de transmettre pour que d’autres jeunes mathématiciens puissent suivre à leur tour leur voie, Adam Ouorou a contribué à créer un Master de recherche opérationnelle à l’Institut des Mathématiques et des Sciences physiques du Bénin. Il soutient aussi d’autres activités de l’institut, dont le championnat de mathématiques et de Sciences physiques destiné aux élèves des classes de 3ème ; et depuis 2007 le concours « Miss Maths-Phys-Chimie », pour les filles de classe de 4ème.

En fin d’émission, le mathématicien ouvert sur les autres et passionné par la musique de Gustave Mahler explique pourquoi il est important de « laisser son esprit travailler seul », « vagabonder » lorsqu’on est chercheur, qui plus est en mathématiques.

Information

Pour aller plus loin

Générique

  • Production : Hélène Delye pour l’Institut Henri Poincaré
  • Chronique « médiation scientifique » : Adrien Rossille, Institut Henri Poincaré
  • Direction des programmes et coordination : Marion Liewig, Institut Henri Poincaré
  • Réalisation et mixage : Centreville Télévision – One More
  • Musique et habillage sonore : Valentin Marinelli et Clément Barbier, Studio MBC